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	<title>Judaicine.fr &#187; Ariel Schweitzer</title>
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	<description>Un média du Fonds Social Juif Unifié</description>
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		<title>Blois se penche sur Les mises en scene de l&#8217;histoire dans le cinema Israelien</title>
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		<pubDate>Fri, 07 Oct 2011 05:00:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Judaiciné</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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		<category><![CDATA[Ariel Schweitzer]]></category>

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		<description><![CDATA[C’est ARIEL SCHWEITZER, historien du cinéma, enseignant à l’université de Paris VIII et de Tel Aviv qui animera ces projections-débats Le cinéma israélien n’a pas échappé à l’histoire, miroir d’un conflit qui oppose deux peuples pour une terre. Qu’il soit propagandiste ou critique, qu’il soit de fiction ou documentaire, qu’il soit réaliste ou poétique, les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>C’est <strong>ARIEL SCHWEITZER</strong>, historien du cinéma, enseignant à l’université de Paris VIII et de Tel Aviv qui animera ces projections-débats<br />
Le cinéma israélien n’a pas échappé à l’histoire, miroir d’un conflit qui oppose deux peuples pour une terre. Qu’il soit propagandiste ou critique, qu’il soit de fiction ou documentaire, qu’il soit réaliste ou poétique, les passions le traversent, les images et les représentations s’entrechoquent, pour nous donner à voir et comprendre… peut-être.</p>
<p>Avec le film documentaire <em><strong>La Maison</strong></em>, <strong>Amos Gitai</strong> a inauguré une forme de cinéma critique autour de l’identité d’Israël et de sa relation conflictuelle au peuple palestinien.</p>
<p>Au-delà de ce film fondateur, cinq films offrant un éventail de points de vue sur cette réalité a été composée avec la collaboration d<strong>’ARIEL SCHWEITZER</strong>, historien du cinéma, enseignant à l’université de Paris VIII et de Tel-Aviv.</p>
<p>Une interview exclusive accordée par le cinéaste israélien <strong>AMOS GITAI</strong>, la présence du cinéaste israélien <strong>RAN TAL</strong>, et un débat mettront en perspective ces différentes mises en scène de l’histoire.</p>
<p>Un cycle qui a reçu le soutien des services culturels de l’<strong>Ambassade d’Israël en France</strong>.<br />
PROJECTION-DEBAT DIMANCHE 16 OCTOBRE DE 14h à 16h45 AU CINEMA LES LOBIS :<br />
<span style="color: #888888;"><strong>A 14h : LA MAISON –BAIT- /Amos Gitai (documentaire, Israël, 1980, 51 min, Net B)</strong></span><em><strong> La Maison</strong></em> retrace les changements de propriétaires et d’occupants d’une maison de Jérusalem-Ouest. Après le départ de son propriétaire, un médecin palestinien, en 1948, un couple de Juifs algériens s’y installe, avant qu’elle ne soit rachetée par un professeur d’université israélien qui entreprend de la transformer en employant des ouvriers palestiniens&#8230;. Le film fut censuré par la télévision israélienne.</p>
<p>A 15h : INTERVIEW EXCLUSIVE D’<strong>AMOS GITAI</strong> (réalisation ECPAD – 24 août 2011)</p>
<p>A 15h30 : DEBAT : LES MISES EN SCENE DE L’HISTOIRE DANS LE CINEMA ISRAELIEN</p>
<p>INTERVENANTS : <strong>AVNER BEN-AMOS</strong>, professeur à l’université de Tel Aviv, <strong>CHRISTIAN DELAGE</strong>, professeur de cinéma à l’université de Paris VIII, <strong>ALAIN DIEKHOFF</strong>, directeur de recherche au CNRS, <strong>STEPHANIE LATTE ABDALLAH</strong>, chargée de recherche à l’IREMAM d’Aix-en-Provence, <strong>FANNY LAUTISSIER</strong>, doctorante à l’EHESS, associée à l’IHTP, <strong>ARIEL SCHWEITZER</strong>, universitaire (Paris VIII et Tel Aviv) et critique de cinéma, <strong>RAN TAL</strong>, cinéaste</p>
<p>Les autres films :<br />
<em><strong>LA MÉCANIQUE DE L’ORANGE</strong></em> /<strong>Eyal Sivan</strong> (documentaire, Israël/France, 2009, 88 min, Momento Films) L’histoire de la Palestine et d’Israël s’articule autour de représentations et de clichés. Parmi les symboles forts : l’Orange. Archives, photographies, témoignages racontent l’histoire des Oranges de Jaffa, qui est aussi l’histoire de cette terre aux deux peuples, et de l’effacement de l’un d’eux.</p>
<p>Samedi 15 à 9h30-Cinéma Les Lobis / Lundi 17 à 20h4 Auditorium Bibliothèque Abbé Grégoire G<br />
<em><strong>GITAI IN SEARCH OF THE CARMEL</strong></em> / <strong>Ran Tal</strong> (documentaire, Israël, 2010, 55 min, Version sous-titrée en anglais)<strong> AMOS GITAI</strong> n’est pas connu seulement pour ses films provocateurs et les récompenses qu’il a accumulées en 30 ans, mais aussi pour sa manière non conventionnelle de tourner. Pendant six semaines, <strong>RAN TAL</strong> l’a suivi lors du tournage de <em><strong>Carmel</strong></em>, son plus récent film : il propose une fascinante incursion dans le travail de création de <strong>GITAI</strong>.</p>
<p>Samedi 15 à 17h15 –Lundi 17 à 20h45– Auditorium Bibliothèque Abbé Grégoire G<br />
Présentation : <strong>RAN TAL</strong>, réalisateur<br />
<em><strong>LA GRAND MERE D’ISRAEL –GOLDA MEIR</strong></em> / <strong>Lise Bloch</strong> (documentaire, 1969, 60 min, « Les Femmes aussi » -Eliane Victor-,) Un entretien, jalonné d’images de sa vie de premier ministre, donné par Golda Meir deux ans après la Guerre des Six Jours où elle évoque le destin d’Israël, sa famille, l’égalité homme-femme… En écho des témoignages de femmes les unes se ralliant à sa politique, les autres la condamnant.</p>
<p>Samedi 15 à 12h45 – Cinéma Les Lobis / Lundi 17 à 19h30 – Auditorium Bibliothèque Abbé Grégoire G<br />
<em><strong>LA COLLINE 24 NE RÉPOND PAS </strong></em>/<strong>Thorold Dickinson</strong> (fiction, Israël, 1955, 90min, Net B, VOSTF, Les Archives Francaises du Film du CNC, prêt de Monsieur Olivier Barrot) Ce film à grand spectacle met en scène la guerre d’indépendance de 1948, à travers trois situations symboliques : un soldat britannique qui rejoint le combat d’une Israélienne par amour, un américain qui aide les Juifs à évacuer Jérusalem assiégée par la Légion arabe, et le face à face d’un soldat israélien et d’un soldat égyptien…L’épopée du nouvel Etat juif.</p>
<p>Dimanche 16 à 9h30 &#8211; Cinéma Les Les Lobis G</p>
<p>Présentation : <strong>ARIEL SCHWEITZER</strong></p>
<p><strong></strong><a href="http://www.judaicine.fr/newnew/wp-content/uploads/2011/10/Rendez-vous-de-l’histoireJudai-cine.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-5058" title="Rendez-vous-de-l’histoireJudai-cine" src="http://www.judaicine.fr/newnew/wp-content/uploads/2011/10/Rendez-vous-de-l’histoireJudai-cine.jpg" alt="Rendez-vous-de-l’histoireJudai-cine" /></a></p>
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		<title>Hommage à Haïm Gouri : la trilogie</title>
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		<pubDate>Sat, 03 Sep 2011 20:00:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Judaiciné</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Evènements]]></category>
		<category><![CDATA[Ariel Schweitzer]]></category>
		<category><![CDATA[Haïm Gouri]]></category>
		<category><![CDATA[Ophir Lévy]]></category>
		<category><![CDATA[Sophie Nagiscarde]]></category>

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		<description><![CDATA[Les documentaires historiques Le 81e Coup (1974), Les Portes de la mer (1979) et Flammes dans la cendre (1985) sont les premiers à aborder en Israël la mémoire de la Shoah. Produits à l’origine par le musée des Combattants des ghettos, ces films ont été récemment restaurés avec l’intervention de la cinémathèque de Jérusalem. Ils [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les documentaires historiques <em><strong>Le 81e Coup</strong></em> (1974), <em><strong>Les Portes de la mer </strong></em>(1979) et <em><strong>Flammes dans la cendre</strong></em> (1985) sont les premiers à aborder en Israël la mémoire de la Shoah.</p>
<p>Produits à l’origine par le musée des Combattants des ghettos, ces films ont été récemment restaurés avec l’intervention de la cinémathèque de Jérusalem.</p>
<p>Ils sont présentés ici, en présence de l’auteur <strong>Haïm Gouri</strong> et de ses coauteurs.</p>
<p>Mêlant les témoignages de survivants juifs aux voix des assassins et de leurs complices, ils puisent dans les photos et documents d’actualités réalisés par les nazis.<br />
<span style="color: #888888;">mardi 20 septembre 2011, 19h30</span><br />
<strong>Le 81e Coup</strong><br />
de <strong>Haïm Gouri, Jacquot Ehrlich et David Bergman</strong>. (Israël, documentaire, 60 min, 2011, Archives israéliennes de Films / Cinémathèque de Jérusalem, vostf)<br />
Entièrement basé sur des témoignages du procès d’Eichmann (1961), le film décrit la persécution des Juifs en Europe, depuis la prise du pouvoir par les nazis en Allemagne jusqu’à la « Solution finale ».<br />
En présence de <strong>Haïm Gouri</strong>, poète et journaliste, <strong>Jacquot Ehrlich</strong>, réalisateur et monteur, <strong>Michaël Goldman-Gilead</strong>, ancien membre de la police israélienne en charge de l’enquête préliminaire d’Adolf Eichmann et <strong>Meir Russo</strong>, directeur des Archives israéliennes de films, Cinémathèque de Jérusalem.</p>
<p>Animée par <strong>Sophie Nagiscarde</strong>, responsable du service des activités culturelles.</p>
<p><span style="color: #888888;">mercredi 21 septembre 2011, 19h30</span><br />
<strong>Flammes dans la cendre</strong><br />
de <strong>Haïm Gouri et Jacquot Ehrlich</strong> (Israël, documentaire, 67 min, 2011, Archives israéliennes de films / Cinémathèque de Jérusalem, vostf)<br />
Ce second volet est consacré à la résistance juive en Europe sous l’occupation allemande. Le film se révolte contre l’expression « comme des moutons à l’abattoir » et raconte les différents aspects de la résistance, jusqu’à celle du ghetto de Varsovie.<br />
En présence de <strong>Haïm Gouri, Jacquot Ehrlich et Meir Russo</strong>.</p>
<p>Animée par <strong>Ophir Lévy</strong>, chargé de cours en études cinématographiques à l’université Paris III.</p>
<p><span style="color: #888888;">jeudi 22 septembre 2011, 19h30</span><br />
<strong>Les Portes de la mer</strong></p>
<p>de <strong>Haïm Gouri, Jacquot Ehrlichet, David Bergman</strong><br />
(Israël, documentaire, 60 min, 2011, Archives israéliennes de films / Cinémathèque de Jérusalem, vostf)</p>
<p>Ce film est l’histoire de l’immigration illégale des survivants de la Shoah vers Eretz-Israël ; leur long exode semé d’embûches à travers les frontières, leur traversée entassés dans des « rafiots », leur lutte avec la marine britannique bloquant l’accès à leur pays et renvoyant les « illégaux » à leur port de départ, ou les internant dans les camps de Chypre.</p>
<p>Les témoignages de survivants israéliens, britanniques et français ont été recueillis par les réalisateurs du film.</p>
<p>En présence de <strong>Haïm Gouri, Jacquot Ehrlich et Meir Russo</strong>.</p>
<p>Animée par <strong>Ariel Schweitzer</strong>, historien et critique de cinéma.</p>
<p><span style="color: #888888;"><strong><span style="font-size: small;"><span style="font-size: x-small;">Mémorial de la Shoah<br />
17, rue Geoffroy-l&#8217;Asnier<br />
75004 Paris<br />
France</span></span></strong></span></p>
<p><span style="color: #888888;"><a href="www.memorialdelashoah.org"><strong>www.memorialdelashoah.org</strong></a></span></p>
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		<item>
		<title>Le cinéma israélien pour une meilleure ouverture sur le monde</title>
		<link>http://www.judaicine.fr/actualites/le-cinema-israelien-pour-une-meilleure-ouverture-sur-le-monde/</link>
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		<pubDate>Thu, 24 Feb 2011 06:00:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Judaiciné</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Festivals]]></category>
		<category><![CDATA[Amos Gitaï]]></category>
		<category><![CDATA[André Blasco]]></category>
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		<category><![CDATA[Raphaël Nadjari]]></category>
		<category><![CDATA[Rencontre cinématographie de Pézenas]]></category>
		<category><![CDATA[Ronit Elkabetz]]></category>
		<category><![CDATA[Xavier NATAF]]></category>
		<category><![CDATA[Yael Perlov]]></category>

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		<description><![CDATA[Vendredi verra l&#8217;inauguration de la 49e Rencontre cinématographie de Pézenas, au cinéma le Molière, qui se déroule du 25 février au 3 mars. Son ouverture se fera avec la projection de Mariage tardif de Dover Kosashvili. Au programme de cette nouvelle édition, la cinématographie israélienne. Avec des réalisateurs, qui s&#8217;appuient souvent avec lucidité sur les questionnements humains, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Vendredi verra l&#8217;inauguration de la <strong>49e Rencontre cinématographie de Pézenas</strong>, au cinéma le Molière, qui se déroule du 25 février au 3 mars.</p>
<p>Son ouverture se fera avec la projection de <em><strong>Mariage tardif </strong></em>de <strong>Dover Kosashvili</strong>.<br />
Au programme de cette nouvelle édition, la cinématographie israélienne. Avec des réalisateurs, qui s&#8217;appuient souvent avec lucidité sur les questionnements humains, les peurs, les drames de la region.</p>
<p>Comme l&#8217;a souligné<strong> André Blasco</strong>, président de la Fédération des ciné-clubs de la Méditerranée,   « Ce cinéma contribue à l&#8217;échange, au dialogue et à des prises de conscience, à travers des points de vue qui laisse le spectateur libre de ses interprétations. » <strong></strong></p>
<p><strong>Ariel Schweitzer</strong>, historien du cinéma israélien, viendra décrire l&#8217;essence de ce cinéma contemporain, et accompagnera les invités réalisateurs. <strong>Yael Perlov</strong> présentera un documentaire en six épisodes de son père, le journal de <strong>David Perlov</strong> , qui durant dix ans a filmé son actualité mêlant l&#8217;intime aux événements de cette décennie.</p>
<p><strong>Xavier NATAF</strong> et Judaïciné seront également présents lors de l&#8217;événement.<strong> Raphaël Nadjari</strong> (sous réserve) présentera l&#8217;histoire de ce cinéma. Trente films de <strong>Ronit Elkabetz, Eran Riklis, Amos Gitaï</strong> compléteront ce volet.</p>
<p>Lors de la conférence de presse aux caves Molière (partenaire de la manifestation), élus et représentants locaux s&#8217;entendaient à dire que cette rencontre cinématographique faisait partie du paysage piscénois. Chaque année, cette rencontre attendue du grand public, fait se côtoyer des personnalités avec des citoyens lambda, férus de cinéma.</p>
<p>Pour Christiane Penarrubia, adjointe à la culture,   « la mission du service public, c&#8217;est de pouvoir diffuser à un large public pour une meilleure ouverture sur le monde ». Et revenant sur les propos d&#8217;<strong>André Blasco</strong>, qui faisait allusion à un possible mouvement pour empêcher le bon déroulement de cette rencontre sur le cinéma israélien, elle ajoutait : «   il n&#8217;est pas question d&#8217;égratigner les moyens d&#8217;expressions, même quand il y a confrontations d&#8217;idées. C&#8217;est ça la démocratie ».</p>
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	</item>
		<item>
		<title>La semaine où Pézanas sera Capitale du cinéma israélien</title>
		<link>http://www.judaicine.fr/actualites/la-semaine-ou-pezanas-etait-capitale-du-cinema-israelien/</link>
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		<pubDate>Tue, 15 Feb 2011 06:00:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Judaiciné</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Festivals]]></category>
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		<category><![CDATA[Xavier NATAF]]></category>
		<category><![CDATA[Yael Perlov]]></category>

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		<description><![CDATA[La 49em édition de la Rencontre cinématographique de Pézenas se déroulera du vendredi 25 février au jeudi 3 mars 2011. Les cinéastes israéliens sont à l&#8217;honneur. &#160; Les 49es Rencontres de Pézenas proposent un travail en profondeur sur le cinéma israélien. Elle explorera en avec prés de 30 films récents ou plus anciens. Les invités : [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La 49em édition de la <strong>Rencontre cinématographique de Pézenas</strong> se déroulera du <strong>vendredi 25 février au jeudi 3 mars 2011</strong>. Les cinéastes israéliens sont à l&#8217;honneur.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="http://www.youtube.com/embed/F-uDDXACDxQ?rel=0" frameborder="0" width="701" height="570"></iframe><br />
Les <strong>49es Rencontres de Pézenas</strong> proposent un travail en profondeur sur le cinéma israélien. Elle explorera en avec prés de 30 films récents ou plus anciens.<br />
Les invités : <strong>Ariel Schweitzer</strong>, historien du cinéma israélien, <strong>Xavier Nataf</strong>, animateur de Judaïciné et la réalisatrice <strong>Yaël Perlov</strong>.</p>
<p>L&#8217;édito des <strong>49es Rencontres de Pézenas :<br />
</strong></p>
<p>La cinématographie israélienne moderne est riche du questionnement de ses réalisateurs, ils appuient souvent avec lucidité sur les conséquences humaines, les peurs, les drames de la Palestine géographique, ils auscultent une société en  utilisant une forme, un   langage cinématographique qui nous aide à saisir des réalités complexes et qui bougent au fil du temps. Ce   cinéma contribue  à l’échange, au dialogue, à des prises de conscience à travers des points de vue qui laisse le spectateur libre de ses interprétations. Ariel Schweitzer, historien du cinéma israélien, nous dira l’essence de ce cinéma contemporain, et accompagnera nos invités réalisateurs .<br />
Yael Perlov présentera le remarquable documentaire en 6 épisodes de son père &nbsp;&raquo; Le journal de David Perlov&nbsp;&raquo; qui durant 30 ans a filmé son actualité mélant l&#8217;intime aux évènements de ces décennies ,<br />
Raphaël Nadjari présentera sa remarquable Histoire du cinéma israélien. 30 films de Ronit Elkabetz, Eran Riklis, Amos Gitaï&#8230;.. compléteront ce volet,</p>
<p><strong><span style="color: #888888;">la programmation ; <a href="http://www.lafccm.org/Rencontre/">ICI</a></span></strong></p>
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	</item>
		<item>
		<title>Ciné-concert  autour du mythique film isrélien Awodah (Labeur)</title>
		<link>http://www.judaicine.fr/actualites/cine-concert-autour-du-mythique-isrelien-awodah-labeur/</link>
		<comments>http://www.judaicine.fr/actualites/cine-concert-autour-du-mythique-isrelien-awodah-labeur/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 01 Oct 2010 05:00:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Judaiciné</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Coups de cœur]]></category>
		<category><![CDATA[Ariel Schweitzer]]></category>
		<category><![CDATA[Awodah]]></category>
		<category><![CDATA[Helmar Lerski]]></category>
		<category><![CDATA[Musée d'Art et d'Histoire du Judaïsme]]></category>
		<category><![CDATA[Yonathan Avishaï]]></category>

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		<description><![CDATA[Entre documentaire et fiction, le film de 1935 décrit le quotidien d’un pionnier quittant la diaspora pour rejoindre une collectivité ouvrière en Palestine. Awodah (Labeur, 1935) est une épopée historique, l’œuvre la plus marquante du cinéma de propagande préisraélien. Tourné en partie à Tel-Aviv, Awodah montre, au moyen d’un montage « soviétique » suggérant l’union [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Entre documentaire et fiction, le film de 1935 décrit le quotidien d’un pionnier quittant la diaspora pour rejoindre une collectivité ouvrière en Palestine.</p>
<p><em><strong>Awodah</strong></em> (<em><strong>Labeur</strong></em>, 1935) est une épopée historique, l’œuvre la plus marquante du cinéma de propagande préisraélien.</p>
<p>Tourné en partie à Tel-Aviv, <em><strong>Awodah</strong></em> montre, au moyen d’un montage « soviétique » suggérant l’union entre l’homme et la machine, comment la ville s’intègre ainsi dans un contexte plus général de valorisation et de glorification du travail.<br />
Cette œuvre d’avant-garde, inspirée par le cinéma révolutionnaire soviétique (<strong>Eisenstein</strong>, <strong>Vertov</strong>), est considérée aujourd’hui comme l’un des chefs-d’œuvre de l’histoire du cinéma israélien.</p>
<p><span style="color: #888888;"><strong>Dimanche 10 octobre 2010 à 16 h</strong></span></p>
<p><span style="color: #888888;"><strong><br />
au Musée d&#8217;Art et d&#8217;Histoire du Judaïsme de Paris (Site du MAHJ : <a href="http://www.mahj.org/fr/5_auditorium/cinema.php?niv=3&amp;ssniv=0">ICI</a> )</strong></span></p>
<p><em><strong>Awodah (Labeur)</strong></em></p>
<p>d’<strong>Helmar Lerski</strong></p>
<p>Israël/Palestine</p>
<p>fiction-documentaire</p>
<p>1935, 50 min, muet, noir et blanc</p>
<p>Création musicale de <strong>Yonathan Avishaï</strong><br />
<img src="http://www.mahj.org/img/fleche.gif" alt="fleche" width="13" height="13" />Y<strong>onathan Avishaï</strong> : piano, lecture<br />
<img src="http://www.mahj.org/img/fleche.gif" alt="fleche" width="13" height="13" /><strong>Bertrand Noël</strong> : batterie</p>
<p>Projection précédée d’une conférence d’<strong>Ariel Schweitzer</strong>, historien du cinéma et critique aux <em>Cahiers du cinéma</em>, sur l&#8217;œuvre photographique et cinématographique d’<strong>Helmar Lerski</strong>.</p>
<p><strong>Helmar Lerski</strong> est né en 1871 à Strasbourg. Photographe de plateau, portraitiste reconnu de l’avant-garde expressionniste, chef opérateur puis expert en effets spéciaux, il travaille en Allemagne aux côtés de réalisateurs aussi renommés que <strong>Fritz Lang</strong>, avec lequel il collabore au chef-d’œuvre Metropolis.</p>
<p><strong>Yonathan Avishaï</strong>, né en Israël, a composé pour le cinéma, la danse et le théâtre, et a participé au développement d’un espace collectif pour la promotion des musiques créatives à Tel-Aviv.</p>
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		<title>Hommage à Gila Almagor du 25 au 27 novembre</title>
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		<pubDate>Thu, 19 Nov 2009 18:09:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Judaiciné</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Festivals]]></category>
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		<category><![CDATA[La vie selon Agfa]]></category>
		<category><![CDATA[Tel-Aviv au cinéma]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Forum des Images rend hommage à la légendaire actrice israélienne Gila Almagor, du 25 au 27 novembre. L’itinéraire personnel de Gila Almagor reflète l’histoire du cinéma israélien, depuis Arvinka où elle joue une toute jeune fille dans les années 60 jusqu’à son rôle récent de psychiatre dans la célèbre série télévisée Betipul.  Les romans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div>
Le Forum des Images rend hommage à la légendaire actrice israélienne <strong><em>Gila Almagor</em></strong>, du 25 au 27 novembre.<br />
<strong> L’itinéraire personnel de <strong><em>Gila Almagor</em></strong> reflète l’histoire du cinéma israélien, depuis <em>Arvinka</em> où elle joue une toute jeune fille dans les années 60 jusqu’à son rôle récent de psychiatre dans la célèbre série télévisée <em>Betipul</em>. </strong></p>
<p><strong>Les romans autobiographiques de cette grande dame du cinéma et du théâtre israéliens ont également inspiré des films dans lesquels elle incarne le rôle de sa propre mère rescapée des camps. Elle honore de sa présence les projections d’<em>État de siège</em>, <em>La Vie selon Agfa</em>, <em>Les Mains liées</em>, <em>L’Été d’Aviya</em> et <em>Sous l’arbre Domin</em>.</strong></p>
<p><strong><em><strong>La Vie selon Agfa</strong></em></strong></p>
<p><strong>Un film d&#8217;<strong>Assi Dayan</strong></strong></p>
<p><strong>avec <strong>Gila Almagor</strong>, <strong>Shuli Rand</strong>…<br />
Fiction Israël/     1 h 20</strong></p>
<p><strong>Douze heures de la vie d’un bar à Tel-Aviv où se côtoient soldats israéliens, cuisinier palestinien, poète visionnaire, Séfarades et Ashkénazes. <strong>Assi Dayan</strong> (fils du général Moshe Dayan) signe un film culte, un manifeste politique à l’image de la nation israélienne vouée à l’explosion perpétuelle. Ours d’argent au festival de Berlin 1994.</strong></p>
<p><strong>Selon <strong>Ariel Schweitzer</strong>, historien du cinéma « C&#8217;est un film qui date de 1992. C&#8217;est l&#8217;un des premiers films israéliens à poser des questions politiques de manière extrêmement frontale et qui créé des liens extrêmement fins entre la violence interne, c&#8217;est-à-dire la violence exercée par Israël et la violence subie pas le pays. Une violence interne qui est en train d&#8217;envahir la société israélienne et qui fonctionne comme un boomerang. »</strong></p>
<p><strong><strong>Le Forum des images : Forum des Halles/2, rue du Cinéma/75045 Paris Cedex 01</strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/x8a1oi_la-vie-selon-agfa_shortfilms"><br />
</a><a href="http://www.forumdesimages.fr">www.forumdesimages.fr</a></strong></p>
<p><strong>Le film est également projeté<strong> lundi 23 novembre</strong> à<strong> Nancy</strong> dans le cadre du festival <em><strong>Shalom, terre d&#8217;images</strong></em> avec une présentation de <strong>Xavier NATAF</strong> de<a href="http://www.judaicine.fr"> <em>judaiciné</em></a>.</strong></p>
<p><strong>La manifestation se tient au <strong>Caméo Nancy St Sébastien</strong></strong></p>
<p><strong>Séances des films : 14 h-16 h-18 h-20 h<br />
<a href="http://acj55.free.fr/FFI-2009/index-FFI-2009.html">— accéder au site internet de Shalom, terre d&#8217;images -</a></strong></p>
<p><strong></strong><a href="http://acj55.free.fr/FFI-2009/index-FFI-2009.html"><object width="699" height="565" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/x8a1oi&amp;colors=foreground:0A0808;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><embed width="699" height="565" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.dailymotion.com/swf/x8a1oi&amp;colors=foreground:0A0808;" allowFullScreen="true" allowScriptAccess="always" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always" /></object></a></p>
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		<title>Tel-Aviv au cinéma : au coeur de la cité, l’humain  par Ariel Schweitzer</title>
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		<pubDate>Mon, 26 Oct 2009 10:26:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Judaiciné</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Interviews]]></category>
		<category><![CDATA[Ariel Schweitzer]]></category>
		<category><![CDATA[Forum des images]]></category>
		<category><![CDATA[Tel-Aviv]]></category>

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		<description><![CDATA[Historien de cinéma et critique, spécialiste du cinéma israélien, Ariel Schweitzer est le conseiller artistique du cycle Tel-Aviv, le paradoxe au Forum des images. Bâtie en 1909, Tel-Aviv est envisagée comme “la première ville hébraïque”, symbole du renouveau sioniste en Palestine. Ainsi, le nom de la ville, “la colline du printemps” en français, est tiré [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Historien de cinéma et critique, spécialiste du cinéma israélien, Ariel Schweitzer est le conseiller artistique du cycle Tel-Aviv, le paradoxe au Forum des images. </strong></p>
<p>Bâtie en 1909, Tel-Aviv est envisagée comme “la première ville hébraïque”, symbole du renouveau sioniste en Palestine. Ainsi, le nom de la ville, “la colline du printemps” en français, est tiré du roman utopique du père du sionisme, Théodore Hertzl, “Altneuland”. Dans la vision sioniste, Tel-Aviv symbolise la volonté de créer en Palestine un État moderne et progressif, en rupture totale avec la culture juive de la diaspora. Cette ville sans passé, sans Histoire, “une ville née dans les sables”, est peuplée d’abord par des Juifs ashkénazes issus de la troisième vague d’immigration juive en Palestine, une population en majorité européenne et laïque. Dès le début, elle représente aussi une forme d’opposition à Jérusalem, ville historique, orientale et religieuse.</p>
<p><strong>Une ville nouvelle</strong></p>
<p>Le développement de Tel-Aviv soulève rapidement une contradiction, un conflit même, vis-à-vis du sionisme classique. Ses boulevards à l’européenne, ses parcs et ses jardins, ses théâtres et ses cafés, forment une entité trop bourgeoise et hédoniste au goût de cette idéologie pionnière, à forte orientation socialiste. Le sionisme va donc mettre en avant d’autres aspects de sa révolution, notamment la vie communautaire et le travail agricole dans les Kibboutzim, la création de villes nouvelles dans des zones désertiques, non exploitées jusqu’alors, comme le Néguev, le goudronnage de routes et l’essor de l’appareil militaire. C’est la raison pour laquelle Tel-Aviv est relativement absente des premières oeuvres du cinéma israélien. Appelé “réalisme sioniste”, par allusion au réalisme socialiste soviétique, le cinéma de l’époque constitue le porte-parole officiel de l’idéologie sioniste. Il s’agit d’actualités, de films<br />
didactiques, mais aussi, à partir des années 30, de quelques films de fiction pionniers du cinéma israélien. Réalisé par Helmar Lerski, photographe et chef opérateur issu de l’expressionnisme allemand, Avodah (1935) est l’oeuvre la plus expérimentale de ce courant et aussi l’un des rares films de l’époque tourné en partie à Tel-Aviv. Or, Lerski a choisi de montrer la ville sous l’angle du développement urbain avec des images d’ouvriers, “pionniers du bâtiment”, construisant le port de Tel-Aviv. Au moyen d’un montage “soviétique” suggérant l’union entre l’homme et la machine, la ville s’intègre ainsi dans un contexte de valorisation et de glorification du travail<br />
pionnier, alors que les images à connotation “plus bourgeoise” sont écartées du film.<br />
Les choses évoluent dans les années 60, notamment avec l’arrivée au pouvoir de Lévi Eshkol. Remplaçant Ben-Gourion au poste de Premier ministre, il soutient le développement d’une économie libérale et du libre marché. Les grandes villes israéliennes connaissent alors une croissance extraordinaire, et Tel-Aviv, qui compte à ce moment près de 300 000 habitants, s’affirme rapidement comme le centre économique et culturel du pays. La ville s’ouvre au monde de la consommation, en adaptant progressivement les différentes<br />
modes vestimentaires et culturelles occidentales.</p>
<p><strong>La Nouvelle Sensibilité</strong></p>
<p>Ce changement se manifeste dans le cinéma qui devient de plus en plus urbain ; les lieux de tournage “sionistes” ne sont plus alors qu’une affaire de nostalgie. C’est la Nouvelle Sensibilité, un mouvement moderniste né au milieu des années 60 et fortement influencé par la Nouvelle Vague française, qui prend en charge la représentation de cette évolution. La plupart des films de la Nouvelle Sensibilité se déroulent à Tel-Aviv, si bien que le mouvement et la ville sont fortement identifiés l’un à l’autre, de la même manière que la Nouvelle Vague française l’est avec Paris ou le jeune cinéma tchèque avec Prague. Tel-Aviv vue par la Nouvelle Sensibilité est une ville jeune, insouciante et bohème. Des films comme État de siège (Gilberto Tofano, 1968), La Pilule (David Perlov, 1968), Le Cas d’une femme (Jacques Katmor, 1969), La Robe (Judd Ne’eman, 1969) ou Shalom, la prière de la route (Yaky Yosha, 1972), en font le théâtre d’errance urbaine, de rencontres de hasard, d’intrigues amoureuses, parfois d’un désarroi existentiel. C’est aussi une ville très occidentalisée qui refoule en quelque sorte son aspect oriental. On peut voir là l’indice d’une certaine hégémonie culturelle ashkénaze et occidentale dans un pays situé au coeur du monde arabe et dont la moitié de la population était d’origine orientale (Juifs originaires d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient, issus des grandes vagues d’immigration des années 50-60). Il faut attendre les années 70 pour voir la Nouvelle Sensibilité filmer une autre réalité israélienne, dissimulée celle-là dans les quartiers pauvres du sud de Tel-Aviv où vivait une population d’immigrés séfarades. Dans Lumière de nulle part (1973), Nissim Dayan, cinéaste d’origine syrienne, montre le quotidien d’un jeune du quartier dont les tentatives d’intégration échouent à cause de la pauvreté de sa famille, un environnement qui le<br />
pousse finalement vers la délinquance. Ce film puissant, à l’origine de tout un courant de cinéma social en Israël, est fortement influencé par le néoréalisme italien : décors naturels, acteurs non professionnels (dont certains habitants du quartier), esthétique “brute” centrée sur la description très appuyée du quartier, de ses maisons délabrées et abandonnées et de ses façades sales et écaillées. Dans une perspective moins militante, Moshe Mizrahi met en scène dans La Maison de la rue Chelouche (1973) une famille judéo-espagnole d’Alexandrie installée dans le quartier populaire de Shabazi, au sud de Tel-Aviv. À travers le regard tendre d’un adolescent de quinze ans, le film décrit minutieusement la richesse de la culture séfarade qui cherche alors sa place dans une société israélienne “européanisée”, à la veille de la guerre d’Indépendance. Considéré comme chef de file de la Nouvelle Sensibilité, Uri Zohar réalise dans les années 70 la trilogie de la plage qui marque une autre évolution du mouvement. Les Voyeurs (1972), Les Yeux plus gros que le ventre (1973) et Sauvez le maître nageur (1977) ouvrent le cinéma israélien à la réalité méditerranéenne de Tel-Aviv. Ils mettent en scène des héros quadragénaires, mariés et pères de famille, qui refusent d’assumer leurs responsabilités familiales et sociales, préférant passer leur temps sur la plage à jouer et à draguer les filles. Cette vision tragi-comique des Vitelloni israéliens impose pour la première fois la plage inondée du soleil, la promenade du bord de mer, comme l’espace vital des Tel-Aviviens, le haut lieu authentique d’une population vivant en parfaite harmonie avec son environnement géographique et climatique. C’est aussi dans cette trilogie que le cinéma israélien révèle l’icône de Tel-Aviv : la haute cheminée de la centrale électrique du bord de mer, au nord de la ville. Ce n’est certes pas la tour Eiffel, mais son aspect simple et fonctionnel s’accorde bien avec une ville dont le bric-à-brac architectural a le mérite d’être à taille humaine et dont la beauté est liée à la jeunesse, à la vivacité et à la chaleur de ses habitants.</p>
<p><strong>Le retour du refoulé politique</strong></p>
<p>L’optimisme insouciant qu’affichait Tel-Aviv à cette époque se perd progressivement durant les années 70, période de désillusion pour toute la société israélienne. L’esprit de solidarité et de confiance est brisé au début des années 80 avec la guerre du Liban, puis avec la première Intifada, qui divisent profondément les Israéliens. Un sentiment d’étouffement s’enracine dans la société, lié également à la réduction des frontières du pays après qu’Israël a rendu le désert du Sinaï, occupé en 1967, à l’Égypte. La ville qu’on avait l’habitude de voir le jour, sous les ciels bleus, ouverte à la mer, devient au cinéma une ville nocturne qui tourne le dos à la mer, une ville habitée par des personnages vieillissants, épuisés et mélancoliques, qui arrivent dans la métropole pour y mourir. Symbole fort, le pub – confiné, obscur – est principal lieu de tournage de ces films. Dans des films comme Bar 51 d’Amos Gutman (1986), La Cage d’Amit<br />
Goren, 1991) ou La Vie selon Agfa d’Assi Dayan (1992), les protagonistes fuient la violence politique du dehors et se réfugient dans l’alcool ou dans des passades commencées au pub. Or, cette violence politique finit toujours par les rattraper. Elle pénètre le tissu textuel du film d’abord sous forme de “simulacre” (l’écran de télévision du pub qui diffuse des images muettes de l’Intifada dans La Cage), puis par le biais de “l’Autre”, le serveur arabe du pub ou du restaurant, dont la présence obstinée annonce “le retour du refoulé” (La Vie selon Agfa, La Cage, et même dans le plus récent Mon trésor de Keren Yedaya).</p>
<p><strong>De la ville blanche à la cité paradoxale</strong></p>
<p>En 2004, Tel-Aviv s’est vu attribuer le titre de patrimoine architectural de l’humanité grâce à ses quartiers Bauhaus, au coeur de la ville. En effet, à sa naissance, Tel-Aviv servait en quelque sorte de laboratoire pour un certain nombre d’architectes européens, notamment allemands, venu en Palestine pour y “tester” les dernières trouvailles du Bauhaus et de l’architecture internationale. Cette attribution a soulevé une grande polémique en Israël : certains y voyaient une nouvelle tentative d’occidentaliser Tel-Aviv et de cacher ses racines orientales. Selon eux, le nombre de quartiers Bauhaus de la ville est réduit et sûrement inférieur à celui de certains quartiers populaires dont l’architecture est bien plus caractéristique de la géographie régionale.<br />
Sans intervenir directement dans cette polémique, Amos Gitaï, architecte lui-même et fils d’un architecte Bauhaus, la commente à sa manière dans certains de ses films, notamment Devarim (1995). Ce film décrit la décomposition du corps sioniste dans le cadre de la ville moderne, Tel-Aviv, dont la décadence symbolise la dégradation de l’utopie pionnière. Cette métaphore est matérialisée dans le film par l’attention portée à l’architecture, dont celle du Bauhaus, censée représenter le rêve d’un État moderne et humaniste. Or, les immeubles que Gitai choisit de filmer sont souvent sales, délabrés, voire en ruines. La fatigue et le vide dominent l’existence des protagonistes, descendants des pionniers sionistes, qui finissent par s’égarer dans un autre lieu symbolique de la ville, le cimetière<br />
local. Mais c’est le Journal de David Perlov (1973-1983), chef-d’oeuvre de l’école documentaire israélienne, qui révèle peut-être le mieux la spécificité si émouvante de Tel-Aviv. La simplicité apparente de l’urbanisme, l’architecture fonctionnelle, permettent ainsi au cinéaste de délicatement saisir ce qui fait l’essence de la ville, ce qui est au coeur de son charme : l’être humain.</p>
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