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	<title>Judaicine.fr &#187; Amos Gitaï</title>
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	<description>Un média du Fonds Social Juif Unifié</description>
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		<title>Le cinéma israélien pour une meilleure ouverture sur le monde</title>
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		<pubDate>Thu, 24 Feb 2011 06:00:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Judaiciné</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Vendredi verra l&#8217;inauguration de la 49e Rencontre cinématographie de Pézenas, au cinéma le Molière, qui se déroule du 25 février au 3 mars. Son ouverture se fera avec la projection de Mariage tardif de Dover Kosashvili. Au programme de cette nouvelle édition, la cinématographie israélienne. Avec des réalisateurs, qui s&#8217;appuient souvent avec lucidité sur les questionnements humains, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Vendredi verra l&#8217;inauguration de la <strong>49e Rencontre cinématographie de Pézenas</strong>, au cinéma le Molière, qui se déroule du 25 février au 3 mars.</p>
<p>Son ouverture se fera avec la projection de <em><strong>Mariage tardif </strong></em>de <strong>Dover Kosashvili</strong>.<br />
Au programme de cette nouvelle édition, la cinématographie israélienne. Avec des réalisateurs, qui s&#8217;appuient souvent avec lucidité sur les questionnements humains, les peurs, les drames de la region.</p>
<p>Comme l&#8217;a souligné<strong> André Blasco</strong>, président de la Fédération des ciné-clubs de la Méditerranée,   « Ce cinéma contribue à l&#8217;échange, au dialogue et à des prises de conscience, à travers des points de vue qui laisse le spectateur libre de ses interprétations. » <strong></strong></p>
<p><strong>Ariel Schweitzer</strong>, historien du cinéma israélien, viendra décrire l&#8217;essence de ce cinéma contemporain, et accompagnera les invités réalisateurs. <strong>Yael Perlov</strong> présentera un documentaire en six épisodes de son père, le journal de <strong>David Perlov</strong> , qui durant dix ans a filmé son actualité mêlant l&#8217;intime aux événements de cette décennie.</p>
<p><strong>Xavier NATAF</strong> et Judaïciné seront également présents lors de l&#8217;événement.<strong> Raphaël Nadjari</strong> (sous réserve) présentera l&#8217;histoire de ce cinéma. Trente films de <strong>Ronit Elkabetz, Eran Riklis, Amos Gitaï</strong> compléteront ce volet.</p>
<p>Lors de la conférence de presse aux caves Molière (partenaire de la manifestation), élus et représentants locaux s&#8217;entendaient à dire que cette rencontre cinématographique faisait partie du paysage piscénois. Chaque année, cette rencontre attendue du grand public, fait se côtoyer des personnalités avec des citoyens lambda, férus de cinéma.</p>
<p>Pour Christiane Penarrubia, adjointe à la culture,   « la mission du service public, c&#8217;est de pouvoir diffuser à un large public pour une meilleure ouverture sur le monde ». Et revenant sur les propos d&#8217;<strong>André Blasco</strong>, qui faisait allusion à un possible mouvement pour empêcher le bon déroulement de cette rencontre sur le cinéma israélien, elle ajoutait : «   il n&#8217;est pas question d&#8217;égratigner les moyens d&#8217;expressions, même quand il y a confrontations d&#8217;idées. C&#8217;est ça la démocratie ».</p>
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		<title>Interview et Traces d’Amos Gitaï au Palais de Tokyo</title>
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		<pubDate>Mon, 07 Feb 2011 06:00:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Judaiciné</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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		<description><![CDATA[Amos Gitaï s’empare du Chantier, sous -sol immense du Palais de Tokyo, espace brut où résonne encore l’âme des objets spoliés aux juifs pendant la guerre et stockés en ce lieu par les nazis. Par Bérénice Clerc &#160; Vaste installation,Traces de vie, Traces de sons, Traces de films nous offrent un espace violent et riche [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Amos Gitaï</strong> s’empare du Chantier, sous -sol immense du <strong>Palais de Tokyo</strong>, espace brut où résonne encore l’âme des objets spoliés aux juifs pendant la guerre et stockés en ce lieu par les nazis.</p>
<p style="text-align: right;">Par Bérénice Clerc</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Vaste installation,Traces de vie, Traces de sons, Traces de films nous offrent un espace violent et riche de ce qu’il ne faudra jamais cesser de transmettre même après la disparition des derniers témoins directs de la Shoah. Cette transmission comme le dit <strong>Aharon Appelfeld</strong> ne peut se faire désormais qu’à travers l’art, l’écrit, le cinéma, la peinture.</p>
<p><strong><span style="color: #888888;">Du 5 février au 10 Avril l’installation Traces d’Amos Gitaï ouvre ses portes.</span> </strong></p>
<p>Il a accepté de répondre à quelques questions au sujet de son travail et de cette installation.<br />
Amos Gitaï commence sa vie d’adulte par des études d’architecture sur les traces de son père, la guerre de Kippour l’oblige à interrompre ses études.<br />
L’idée lui vint d’utiliser une petite caméra super 8 pour filmer ses missions en hélicoptère.<br />
40 films plus tard ce cinéaste à l’œuvre extraordinaire questionne le personnel, l’individuel, la petite histoire au regard du collectif, de la société et de la grande Histoire.<br />
Il investit la base sous marine de Bordeaux en 2010 et présente une première version de Traces. Il prépare actuellement un film sur la vie de son père Munio Weinraub Gitaï architecte issu du Bahaus et victime de la guerre.<br />
En France la question de la seconde guerre mondiale, la culpabilité, les crimes, le régime de Vichy, la collaboration, les camps, restent des sujets hantés par des fantômes plus ou moins lourds à porter par les épaules des enfants, petits enfants ou arrière petits enfants des Hommes de l’époque.<br />
L’installation Traces s’offre comme une psychanalyse collective, le cinéma sensible touche les nerfs encore à vif.<br />
Pour transmettre encore et toujours une partie violente de l’histoire, si loin, si proche.<br />
Une porte s’ouvre au Palais de Tokyo comme une porte sur notre passé, une trace inscrite malgré nous dans notre cerveau. Des bruits, des cris, un escalier à descendre comme la descente aux enfers historiques, personnels ou collectifs. Le noir, le froid, le sol inégal sous nos pieds, une promenade visuelle remplie l’espace mural. Nous sommes entourés par des grillages, des barrières comme enfermés dans notre propre film. C’est maintenant à nous de jouer, de recevoir les bruits, les sons, les images et de faire notre propre montage, notre propre film. Amos Gitaï fait travailler le spectateur, il le laisse recomposer en lui un film qui ne sera jamais le même selon son l’histoire, sa vision, son expérience émotionnelle.<br />
L’atmosphère est puissante et mystérieuse, les échos de l’histoire résonnent, une sorte de peur nous saisit, celle de voir revenir la xénophobie, l’antisémitisme.<br />
Images et sons juxtaposés, une foule scandant « Mussolini » lors de la campagne de la petite fille du duce, silence d’une vidéo tournée à Auschwitz, convulsions du Proche Orient, valse tendre d’un vieux couple à la veille de son arrestation, sublime et troublante chorégraphie de Pina Bausch, images inédites de son prochain film sur son père (« Lullaby for my father »), son procès en Allemand, un tabouret vide, les larmes de Nathalie Portman dans Free Zone, autant de ponts entre Israël, Paris, l’Europe, le Monde, l’Histoire et nous.<br />
Amos Gitaï est un immense art</p>
<p>iste, il fait le noble choix de la transmission, allez à la rencontre de son installation, laissez votre trace au Palais de Tokyo jusqu’au10 Avril.</p>
<p><span style="color: #3366ff;"><strong>Comment l’idée de cette installation vous est-elle venue ?</strong></span><br />
L’idée m’est arrivée au départ pour l’exposition que j’ai faite à Bordeaux dans la base pour sous marin allemand, qui ne vit jamais le jour alors qu’il devait attaquer l’Amérique.<br />
J’ai envie de continuer ce duel avec L’architecture Nazie, autoritaire. Comme la base du sous marin, Le Trocadéro est un lieu adoré par Hitler qui lorsqu’il occupa la France fit toutes ses photos devant le Trocadéro.<br />
Si je fais un projet dans ce sens il faut dialoguer avec cette architecture. L’art peut faire un travail subversif au contexte général. Ce lieu me donne déjà le contexte.<br />
<span style="color: #3366ff;"><strong>Qu’interrogez-vous avec Traces ?</strong></span><br />
Je n’interroge non pas strictement l’Histoire Française mais l’Histoire Européenne.<br />
Je suis en train de tourner l’histoire de mon père, un long métrage à priori chronologique sur son parcours.<br />
Je prends comme fil conducteur le parcours de mon père, né il y a 100 ans, architecte admit ensuite dans le Bahaus par Kandinsky. Il passe en Allemagne la fin des années 20, le début de l’année 30 dans une grande joie artistique.<br />
Mais avec l’arrivée au pouvoir des nazis, la première école fermée fut le Bahaus.<br />
L’extrait montré ici illustre son procès à Francfort, il était accusé de trahison contre le peuple Allemand, une accusation complètement pompeuse parce qu’il avait distribué des tracts.<br />
Après ce procès et des tortures multiples, l’exil, on peut le dire aujourd’hui, fût son salut.<br />
Mon père est une absence dans ce film, une chaise vide. Je ne voulaiser, il est mort il y a quarante ans, j’ai oublié la couleur de sa voix, je ne veux pas faussement l’humaniser.<br />
Je ne veux pas dire de choses trop généralisées, je me sers du parcours de mon père pour dire des choses précises vis à vis de lui, vis à vis de l’architecture, de ce qu’on ne voit plus beaucoup aujourd’hui mais qui pose des questions contemporaines.<br />
Il ne faut pas oublier qu’il y a aussi des cellules dormantes aux tendances néo fascistes et xénophobes en Europe et même dans le monde aujourd’hui.<br />
Aucune société n’est immunisée.<br />
<span style="color: #3366ff;"><strong>Comment votre héritage s’inclut dans ce lieu où les biens spoliés aux juifs furent stockés?</strong></span><br />
Je suis vraiment très content de l’invitation du Palais de Tokyo car la Friche est une sorte de ruine de ces politiques autoritaires. Elle garde ce coté un peu brut.<br />
Je trouve qu’il y a presque trop d’espace muséal aujourd’hui, très propre, très chic, très élégant. Parfois nous avons besoin de cette sorte de lieu très ouvert.<br />
<span style="color: #3366ff;"><strong>Avez-vous envisagé cette installation comme la réalisation d’un film ?</strong></span><br />
J’aime garder une sorte de rapport interactif avec le spectateur. Il devient un interprète. Je lui « balance » des séries de fragments et chacun fait son propre montage en lui. En même temps cela compose une promenade visuelle mais aussi sonore.</p>
<p><span style="color: #3366ff;"><strong>Sous forme d’installations vos films disent-ils autre chose qu’en salle ?</strong></span><br />
Oui c’est l’essence même du montage, normalement il met les choses en contexte, on peut varier les contextes. Pour moi c’est intéressant de montrer une option qui n’existe pas dans les montages habituels. Laisser les spectateurs faire leur propre montage, associer l’image dans l’ordre de leur choix et donner des significations variées.<br />
Le cinéma comme la musique sont des arts linéaires, il y a un début, un milieu, une fin, on peut zapper, mais il y a un ordre donné.<br />
Une installation, l’art plastique, la peinture changent cette linéarité, cette progression, c’est ce qui m’intéresse.</p>
<p><span style="color: #3366ff;"><strong>Pourquoi ce film à ce moment de votre vie, de votre carrière ?</strong></span><br />
Je suis architecte de formation, je n’ai pas fait d‘école de cinéma, je fais les films qui m’intéressent.<br />
En ce moment le contexte est tellement confus, j’accroche le parcours de mon père, après avoir édité chez Gallimard les lettres de ma mère.<br />
Cela m’aide d’avoir un rapport très concret à la réalité. L’art en général doit dire quelque chose, ce n’est pas strictement un exercice formel, il faut chaque fois chercher une autre façon de créer, de transmettre.</p>
<p><strong><a href="www.palaisdetokyo.com"><span style="color: #888888;">http://www.palaisdetokyo.com</span></a></strong><br />
<strong>Palais de Tokyo : 13 avenue du Président Wilson, Paris 16è, M° Iéna. 01 47 20 00 29.</strong></p>
<p>Interview réalisée par <strong>Bérénice Clerc</strong></p>
<p>Avec la complicité du site <a href="http://toutelaculture.com/"><strong>toutelaculture.com</strong></a></p>
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		<title>Amos Gitaï présidera le jury du 13ème Festival du film asiatique de Deauville</title>
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		<pubDate>Mon, 31 Jan 2011 06:02:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Judaiciné</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le réalisateur israélien Amos Gitaï sera à la tête du jury de la 13ème édition du Festival du film asiatique de Deauville (Calvados), qui aura lieu du 9 au 13 mars prochains. Le festival asiatique normand rendra cette année hommage au Sud-Coréen Hong Sang-soo, récompensé du Prix Un certain Regard à Cannes en mai 2010 [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le réalisateur israélien<strong> Amos Gitaï </strong>sera à la tête du jury de la 13ème édition du <strong>Festival du film asiatique de Deauville</strong> (Calvados), qui aura lieu du 9 au 13 mars prochains.</p>
<p>Le festival asiatique normand rendra cette année hommage au Sud-Coréen <strong>Hong Sang-soo</strong>, récompensé du Prix Un certain Regard à Cannes en mai 2010 avec<em><strong> Ha Ha Ha</strong></em>. Le cinéaste fera le déplacement à l&#8217;occasion d&#8217;une rétrospective de l&#8217;ensemble de ses longs métrages, toujours très personnels, à l&#8217;image de <em><strong>La Femme Est L&#8217;Avenir De L&#8217;Homme</strong></em> (2004) ou encore <em><strong>Les Femmes De Mes Amis</strong></em> (2009).</p>
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		<title>La sortie en salle du film d&#8217;Amos Gitaï est annulée</title>
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		<pubDate>Wed, 15 Dec 2010 20:43:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Judaiciné</dc:creator>
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		<description><![CDATA[A quelques jours de sa sortie dans les salles de &#171;&#160;Roses à crédit&#171;&#160;, le 15 décembre, le film d&#8217;Amos Gitaï n&#8217;a pas reçu l&#8217;aval de la commission d&#8217;agrément du CNC qui, après avoir examiné les versions cinéma et télé de l&#8217;œuvre, n&#8217;a pas constaté de différences&#8230; Produit par Images &#38; Cie pour France 2, Roses [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>A quelques jours de sa sortie dans les salles de &laquo;&nbsp;<em><strong>Roses à crédit</strong></em>&laquo;&nbsp;, le 15 décembre, le film d&#8217;<strong>Amos Gitaï</strong> n&#8217;a pas reçu l&#8217;aval de la commission d&#8217;agrément du <strong>CNC</strong> qui, après avoir examiné les versions cinéma et télé de l&#8217;œuvre, n&#8217;a pas constaté de différences&#8230;</p>
<p><img title="Lire la suite…" src="../wp-includes/js/tinymce/plugins/wordpress/img/trans.gif" alt="" /><br />
Produit par Images &amp; Cie pour France 2, <em><strong>Roses à crédit</strong></em> d&#8217;<strong>Amos Gitaï</strong> a bénéficié de financements du Cosip.</p>
<p><strong>Ad Vitam</strong>, qui en avait acquis les droits de distribution en salle, a fait une demande d&#8217;agrément en août. Il dénonce aujourd&#8217;hui la décision tardive du <strong>CNC</strong>. Ce dernier réplique que le dossier n&#8217;a été complété que début novembre. Cette décision intervient alors que des frais d&#8217;édition ont été engagés.</p>
<p>Une sortie en salle ne serait envisageable dans les conditions actuelles qu&#8217;à condition que les financements dits &laquo;&nbsp;télé&nbsp;&raquo; soient remboursés, ce qui est trop lourd et donc impossible pour le distributeur et le producteur.<br />
Cette œuvre devait, en outre, sortir initialement sortir en salle en cette mi-décembre, trois mois avant une diffusion télé. Mais la chronologie des médias applicable aux œuvres de cinéma ne permettrait pas une diffusion si peu de temps après. Si l&#8217;œuvre peut tout à fait être distribuée en salle après sa diffusion télé, les frais d&#8217;édition ont déjà été engagés et il paraît difficilement envisageable de prévoir une autre sortie cinéma au printemps.</p>
<p>Du côté d&#8217;<strong>Ad Vitam</strong>, un protocole d&#8217;accord d&#8217;indemnisation est sur le point d&#8217;être signé avec Images &amp; Cie. Les discussions avec une chaîne sont en cours, le <strong>CNC</strong> faisant de son mieux pour faciliter cette conciliation.</p>
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		<title>Carmel, le plus personnel des film d&#8217;Amos Gitaï</title>
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		<pubDate>Thu, 21 Oct 2010 02:33:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Judaiciné</dc:creator>
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		<description><![CDATA[C’est un film qu’il faudrait voir sans en rien savoir. Justement parce qu’il est tissé de tant d’éléments qui lui préexistent, et qui s’inscrivent dans d’innombrables filiations, parcours, chambres d’échos. Carmel, sortit mercredi 13 octobre, est un film végétal, un « film-arbre » – et qui surprend de la part du cinéaste architecte qu’est Amos Gitai, si [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>C’est un film qu’il faudrait voir sans en rien savoir. Justement parce qu’il est tissé de tant d’éléments qui lui préexistent, et qui s’inscrivent dans d’innombrables filiations, parcours, chambres d’échos.</p>
<p><em><strong>Carmel</strong></em>, sortit mercredi 13 octobre, est un film végétal, un « film-arbre » – et qui surprend de la part du cinéaste architecte qu’est <strong>Amos Gitai</strong>, si doué pour dresser des plans, fussent-ils très complexes, si talentueux pour organiser selon la logique propre à chaque réalisation l’agencement des idées, des images, des personnages.</p>
<p>Ici il s’agit d’autre chose. C’est qu’au principe du film se trouve un mystère – un mystère qui, comme dans toute œuvre d’art digne de ce nom, n’a pas à être percé ou éclairci, mais dont l’œuvre doit se nourrir.<br />
Ce mystère se déploie à partir d’une question qu’on pourrait définir comme celle de l’identité, mais en laissant au mot son indécision, la multiplicité des sens qui y répondent.</p>
<p>Car cette identité est sans doute celle de l’homme qui se nomme <strong>Amos Gitai</strong>, mais elle se déploie sur l’écran, dans le temps et dans la lumière, selon des combinaisons de forces aussi riches et invisibles que la manière dont un arbre, pour grandir, se nourrit de soleil et d’eau, de sels minéraux et du passage des oiseaux et des insectes, du vent et de la terre.<br />
Il faut donc souhaiter aux spectateurs une sorte d’innocence, et de disponibilité d’esprit, pour se brancher sur le métabolisme en action qu’est le film. Il sera bien temps ensuite d’en détailler les sources et composants, comme un botaniste peut analyser les ingrédients chimiques qui se combinent pour faire vivre et croître un grand arbre.</p>
<p>De reconnaître par exemple, dans ces scènes évoquant la prise de Jérusalem et la destruction du Temple par les Romains en 70 avant Jésus-Christ, à la fois un événement fondateur dans l’histoire du peuple juif, une référence omniprésente dans la diaspora puis le sionisme, le retour d’un thème que <strong>Gitai</strong> a lui-même traité à de multiples reprises, notamment lors de deux mises en scène de théâtre, sous le même intitulé, <em><strong>La Guerre des fils de lumière contre les fils des ténèbres</strong></em>, à plus de 15 ans d’écart (à Gibellina et à Venise avec <strong>Hannah Schygulla</strong>, à Avignon et à l’Odéon avec <strong>Jeanne Moreau</strong>) d’après le maître-livre de <strong>Flavius Josèphe</strong>.</p>
<p>Ramifications, assonances et dissonances, où l’idéologie jusqu’au-boutiste de Massada comme les effets de miroir déformant entre l’image antique des Juifs contre les Romains et l’image moderne des Palestiniens contre les Juifs émettent des ondes troublantes.<strong> Amos Gitai</strong> est, aussi, un plasticien du cinéma, qui de longtemps travaille la matière même des images et des sons, expérimente les ressources de leur malléabilité.</p>
<p>Même sans connaître ses œuvres expérimentales de jeunesse, on se souviendra des images mutantes de <em><strong>Promised Land</strong></em>, ou de l’utilisation singulière du pare-brise d’une voiture en mouvement pour faire cohabiter plusieurs espaces, plusieurs époques, plusieurs régimes de récit, dans Journal de campagne puis, si différemment, dans <em><strong>Free Zone</strong></em>. Ou de son sens de l’installation, perceptible aussi bien dans le triptyque <em><strong>House/Une maison à Jérusalem/News from Home</strong></em>.<br />
Cette recherche au long cours porte de nouveaux fruits dans <em><strong>Carmel</strong></em>, par la manière très particulière dont le film fait se frôler, parfois se fondre et parfois se caresser ou se repousser des éléments visuels et sonores de natures entièrement différentes.<br />
Un seul principe d’unité donne sa légitimité à ses cohabitations et interférences, et ce principe s’appelle <strong>Amos Gitai</strong>, auteur et matière du film. Rien de moins narcissique, pourtant, que ce film-là. Passé la belle séquence d’archives au présent sur une plage de partout et de nulle part, séquence qui, au début du film, intrigue sans rien affirmer, le cinéaste y apparaît comme ingrédient, ou comme agent activateur, pas du tout comme « sujet » du film.</p>
<p>On pourrait d’ailleurs ne pas savoir non plus qui est cet homme, il pourrait être <strong>Claude Rider</strong> dans <em><strong>Je t’aime, je t’aime</strong></em> d’<strong>Alain Resnais</strong>, ou le personnage sans nom de <em><strong>La Jetée</strong></em> de <strong>Chris Marker</strong>.</p>
<p>De même qu’il n’est pas essentiel d’identifier cette jeune fille très belle qui flotte autour de la caméra et s’y mire comme l’héroïne de <em><strong>La Belle et la bête</strong></em>, et qui est la fille du réalisateur, de savoir que c’est bien son fils, Ben parti faire son service militaire en pleine guerre contre le Liban en 2006, qui surgit dans cette station-service.<br />
Le dialogue de sourds avec le garagiste palestinien, ou la séquence tristement burlesque des jeunes soldats de Tsahal incapables de s’organiser pour mener une opération de répression dans les territoires occupés sont de même nature que la présence des proches, la lecture de documents authentiques, officiels ou intimes, ou de grandes œuvres de la littérature.<br />
Oui, <strong>Amos Gitai </strong>a été ce petit garçon jouant parmi les enfants d’un kibboutz, et il est bien le fils de cet architecte du Bauhaus, Munio Weinraub. C’est son propre rôle qu’il joue en 2009, là où il faillit mourir en 1973, le jour de ses 23 ans, dans l’hélicoptère abattu par un missile syrien, sur ce même plateau du Golan où il tourna 16 ans plus tard son film <em><strong>Kippour</strong></em> qui racontait cette expérience, là où nous voyons que la terre et les plantes racontent en même temps une autre histoire, plus immédiate et plus éternelle.</p>
<p><a href="http://www.judaicine.fr/new/wp-content/uploads/2010/10/Judaicine-Ben-et-Amos-Gitaï.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-2667" title="Judaicine-Ben et Amos Gitaï" src="http://www.judaicine.fr/new/wp-content/uploads/2010/10/Judaicine-Ben-et-Amos-Gitaï.jpg" alt="Judaicine-Ben et Amos Gitaï" /></a></p>
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<p>Et alors ? Personne ne sait tout cela, que convoque le film. Pas même <strong>Amos Gitai</strong> – il n’était pas là quand sa mère Efratia écrivait ces lettres à sa fille Karen alors âgée de 3 ans, lettres que lit sous nos yeux sa femme Rivka à Karen qui a maintenant 25 ans – entre ces femmes se passent et se sont passées des choses qu’il atteste sans les connaître. Personne ne sait tout cela, tout le monde en sait quelque chose. Le passé, l’histoire des historiens et celle des conteurs, la légende, la famille, la chronique, les documents, les mots et les images.<br />
Une histoire juive, évidemment. Mais une histoire humaine, de toute façon. Tout le monde est né quelque part. Tout le monde est le fruit d’une histoire individuelle et collective, un fruit qui porte à son tour des graines. <strong>Gitai</strong>, lui, est né sur le Mont Carmel, au nord d’Israël, à côté de Haïfa. Cela traverse son œuvre de cent mille manières, depuis le début, inévitablement. C’est dans les fictions et les documentaires, ce sera dans le recueil des lettres d’Efratia que publie Gallimard ce mois d’octobre, en même temps que sort Carmel. En se promenant dans ses souvenirs et dans ses sensations pour mieux exister dans le présent, <strong>Amos Gitai</strong> avait construit un livre, au début des années 2000, intitulé  Mont Carmel. Il y écrivait : « Les architectes créent des images d’architecture, pas des bâtiments. Peut-être par jalousie avec le spectacle offert par le cinéma. Mais les images qu’ils construisent sont rigides, et si elles croisent sur leur route un arbre ou une colline, elles l’écrasent tout simplement, pour que le dessin conçu soit exécuté sans modification. Ça fait penser parfois à ces producteurs qui souhaitent que les réalisateurs exécutent un scénario à la virgule près. » Dans Carmel, les arbres et les monts sont à leur place, les humains aussi, c’est à dire partout.</p>
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		<title>Amos Gitaï retourne avec Léa Seydoux</title>
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		<pubDate>Tue, 16 Mar 2010 21:25:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Judaiciné</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p>Après <strong><em>Plus tard tu comprendras</em></strong>, déjà produit par Image et Compagnie pour France 2 en 2008, <strong>Amos Gitaï</strong> retrouve <strong>Serge Moati</strong> qui produit <strong><em>Roses à crédit</em></strong>, avec <strong>Léa Seydoux</strong> et <strong>Grégoire Leprince-Ringuet</strong>&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Tirée de l&#8217;œuvre d&#8217;<strong>Elsa Triolet</strong>, <strong><em>Roses à crédit</em></strong> est une fiction de 90&#8242; scénarisée par <strong>Marie-José Sanselme</strong> et <strong>Amos Gitaï</strong>, qui la réalisera pour France 2. Le film se passe dans les années 1950 et raconte l&#8217;histoire d&#8217;une jeune femme pauvre qui épouse un horticulteur. Profitant de son ascension sociale, elle sera confrontée à des désirs de consommation qui la mèneront à sa perte.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Léa Seydoux</strong> incarnera le rôle principal au côté de <strong>Grégoire Leprince-Ringuet</strong>. <strong>Catherine Jacob, Pierre Arditi, Arielle Dombasle, Valéria Bruni Tedeschi, André Wilms, Florence Thomassin, Ariane Ascaride et Elsa Zylberstein</strong> font également partie de ce casting.</p>
<p style="text-align: justify;">Le chef opérateur <strong>Eric Gautier</strong> assure la lumière de ce film dont le tournage a commencé hier et se terminera le 30 mars, entre Paris et Goussainville.</p>
<p>On notera qu&#8217;<strong>Amos Gitaï</strong> vient de terminer <strong><em>Carmel</em></strong>, un film avec Jeanne Moreau présenté lors du dernier Festival de Toronto, qu&#8217;il a coproduit via sa société Agav Films.</p>
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