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Pudeur et sentiments dans le monde orthodoxe


On peut être juive ultra-orthodoxe, consacrer sa vie à élever ses enfants, ou à l’étude de la Torah, et faire du cinéma. C’est ce que prouve la réalisatrice israélienne Rama Burshtein, dont le premier long métrage vient de sortir en DVD. Le Cœur a ses raisons nous fait pénétrer dans l’intimité d’une communauté fermée, loin des stéréotypes.

Un film sur la communauté juive israélienne ultra-orthodoxe, c’est assez rare. Mais un film pour le grand public réalisé par une femme hassidique, c’est exceptionnel. C’est le cas de Rama Burshtein, devenue très religieuse à 25 ans, après ses études de cinéma, et qui montre dans Le Cœur a ses raisons le fonctionnement et les rites de sa communauté.

Je suis quelqu’un qui raconte des histoires et mon but n’était pas de montrer le monde des juifs hassidiques, mais de montrer mon monde, explique la réalisatrice. C’est le monde dans lequel je vis, c’est le monde d’où je viens. C’est un monde très humain. Peut-être vu de l’extérieur, il n’a pas l’air aussi humain qu’il est. Je voulais montrer mon monde qui est fait d’humanité et surtout de sentiments. Je voulais raconter une histoire, parce que, à la base, c’est ça que je suis, quelqu’un qui raconte des histoires.

L’histoire : Shira vit au sein d’une famille juive orthodoxe à Tel Aviv. À 18 ans, elle rêve de mariage. Lorsque sa sœur ainée Esther meurt en couches, Yochay, son beau-frère, est poussé par la communauté à partir se marier en Belgique. Sa mère a une meilleure idée : et si Shira épousait Yochay ? Entre le cœur et la raison, Shira devra choisir.

Le Cœur a ses raisons sort cette semaine en DVD

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