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Le cahier contre l’oubli


Dans Le cahier de Susi, le réalisateur grenoblois Guillaume Ribot reconstitue, à travers toute l’Europe, le parcours tragique de la petite Susi Feldsberg, écolière juive de 11 ans morte en déportation à Auschwitz. De son histoire, il ne restait qu’un cahier d’école…

Une écriture d’enfant appliquée, à l’encre violette, des dessins de papillons et de collines fraîches dans la marge, et un nom sur la couverture: Susi Feldsberg.
Le petit cahier s’achève sur une rédaction pleine d’insouciance, celle que l’on a… à 11 ans. Deux mois après l’avoir écrite, en juin 1942, la fillette est déportée et assassinée à Auschwitz.

Ce cahier, Guillaume Ribot l’a découvert chez son grand-oncle, dans un petit village du Lot-et-Garonne, en enquêtant sur sa propre histoire familiale.

L’homme, photographe grenoblois et réalisateur, consacre l’essentiel de son oeuvre à la Shoah, habité par un objectif: « réinscrire la mémoire des camps dans l’histoire des hommes ». Il décide donc de prendre la route, sur les traces de la petite fille « victime de la Grande histoire, tuée parce qu’elle était juive, cendres jetées dans une prairie et tombée dans l’oubli ». 15.000km à travers la République Tchèque, l’Autriche, l’Allemagne, la Belgique, le Lot-et-Garonne et la Pologne.

Le réalisateur a pu retracer des bouts de vie de Susi et de sa famille.

Il retrouve des témoins qui l’ont côtoyée, découvre des documents d’archives dans les camps de déportation, un long périple pour « retracer des bouts de vie de Susi et de sa famille ».

« Pour la mettre à l’abri de l’oubli », il a confié son cahier au Mémorial d’Auschwitz-Birkenau et lui a consacré un film documentaire Le cahier de Susi.

Guillaume Ribot, une carrière consacrée à la Shoah

Le Nimois de 37 ans est entré en 1971 comme photo-reporter au Dauphiné Libéré à Grenoble. A ce titre, il expose au Festival international de la photographie de Voiron. Depuis une décennie, il consacre l’essentiel de son travail à la Shoah. En 2004, il photographie les lieux de la « Shoah par balles » en Ukraine avec le Père Patrick Desbois, En 2003 , au Musée de la Résistance et de la déportation de l’Isère, il expose son travail intitulé » Parce que si nous cessions d’y penser, nous achèverions de les exterminer » .
2005, il publie Chaque printemps les arbres fleurissent à Auschwitz, 2008, c’est la sortie de Camps en France : histoire d’une déportation.

Son documentaire Le cahier de Susi a été récompensé par le prix du Mémorial de la Shoah.

Un DVD est maintenant disponible

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