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Le bateau de l’Espoir


Présenté hors-compétition au festival de Cannes 1961, Exodus, le film mythique d’Otto Preminger ressort remis à neuf cette semaine sur le écrans en France.

Cette fresque de 3h20 reprenant les événements liés aux difficultés auxquelles ont du faire face les rescapés de la Shoah pour rejoindre l’État d’Israël avant son indépendance, notamment sur le navire Exodus. Cette leçon d’histoire est magnifiquement interprétée par Paul Newman et Eva Marie Saint.

L’histoire :

En 1947, plusieurs centaines de réfugiés juifs, rescapés de l’Holocauste, désirent à tout prix rejoindre la Palestine. Ayant tout perdu, arriver en Israël est leur unique espoir. Cependant, les rescapés n’ont pas de certificat d’immigration pour la Palestine et sont arrêtés par les Anglais et parqués dans des camps à Chypre. Ari Ben Canaann, un résistant, s’indigne de ces arrestations et des conditions dans lesquelles elles se déroulent. Ari Ben Canaann prend donc la tête d’un long périple. Les rescapés finissent pas embarquer sur ce vieux bateau qu’est l’Exodus et ce n’est qu’après un voyage mouvementé qu’ils débarquent enfin en Palestine. Mais cette terre tant attendue est une terre inconnue où de nombreux dangers les attendent. Mais les rescapés de l’Holocauste affrontent ces dangers et n’ont qu’un seul but, la liberté.

Premier film de cette envergure tourné entièrement en Israël, et plus particulièrement à Haïfa, sur les lieux mêmes où les Israéliens luttèrent pour leur indépendance. Otto Preminger est parvenu à reconstituer l’attaque de la forteresse d’Acre, à reconstruire près de Nazareth le village d’enfants de Gan Dafna, à tourner dans l’antique cité de Caesarea et dans les villages bibliques, tout comme il a fait venir par avion à Chypre des centaines de figurants israéliens pour incarner les réfugiés juifs de l’Exodus. « Utilisant pour la sixième fois le format du Cinémascope, qu’il adore et qu’il emploie aussi bien pour les scènes intimistes que pour les scènes à grande figuration, Preminger atteint un par un, avec une sorte de jubilation paisible, les buts qu’il s’est fixés dans la seconde partie de sa carrière : exaltation du positif, respect des positions antagonistes, authenticité et objectivité, expression d’une confiance en l’homme.

La bande originale du film, composée par Ernest Gold, a reçu de nombreux prix parmi lesquels le Grammy Award de la meilleure chanson de l’année pour le thème principal Exodus, bien qu’il soit uniquement instrumental. Des paroles furent ajoutées par la suite, reprises ou adaptées par de nombreux artistes dont Édith Piaf.

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