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L’an prochain, pas à Jérusalem


Le nouveau film de Tawfik Abu Wael, Derniers jours à Jérusalem, sort aujourd’hui en salle.

C’est la première phrase d‘Anna Karénine, le roman de Léon Tolstoï, qui a inspiré à son réalisateur :  » Toutes les familles heureuses se ressemblent. Toute famille est malheureuse – chacune à sa manière »

Tawfik Abu Wael détaille ainsi ses intentions : « J’ai voulu raconter le malheur ordinaire d’un couple de bourgeois palestiniens vivant à Jérusalem Est… même si je pense que cette histoire peut se dérouler dans n’importe quel endroit du monde. »

L’histoire :

Nour et Iyad, un couple de palestiniens installés à Jérusalem-Est, s’apprêtent à immigrer à Paris. Lui est un chirurgien dans la force de l’âge, elle, jeune comédienne, séduisante, indépendante, fantasque, est originaire de la bourgeoisie intellectuelle palestinienne.
Sur le chemin de l’aéroport, l’annonce d’un terrible accident ramène Iyad à son hôpital et suspend leur départ. Délaissée une fois de plus par son mari, Nour va remettre en cause leur voyage ainsi que leur relation, tout en témoignant son attachement à ceux qu’elle s’apprête à quitter.

Réalisé par Tawfik Abu Wael 

Avec :  Lana Haj Yehya, Ali Badarni, Kais Nashif
Genre :  Drame
Nationalité :  Français, palestinien, allemand, israélien
Durée : 1h20 mn

Indiscretions :

Pour incarner Nour, Tawfik Abu Wael a choisi Lana Haj Yehya, qu’il avait rencontrée à l’Université de Tel Aviv en 1997. A l’époque, l’actrice avait joué dans les premiers films d’école du réalisateur. Quand le rôle lui a été proposé, Lana Haj Yehya a d’abord refusé, car elle avait depuis abandonné sa carrière. Quant à Ali Badarni (Iyad), Derniers jours à Jérusalem marque ses débuts devant une caméra, puisqu’il est… psychologue !

Pendant l’écriture du scénario et jusqu’au milieu du tournage, Tawfik Abu Wael ne connaissait pas encore la fin de son film, c’est-à-dire si le couple de Derniers jours à Jérusalem parviendrait, ou non, à atteindre la France. Autre décision prise à la dernière minute : le destin de Nour . Ce personnage devait initialement se suicider. Si Tawfik Abu Wael a changé d’avis au dernier moment, il souhaitait néanmoins que ce doute traverse le film.

C’est le deuxième long métrage de fiction de Tawfik Abu Wael. Après un diplôme en réalisation à l’Université de Tel Aviv, Tawfik Abu Wael met en scène en 2001 son premier court métrage Diary of a Male Whore, puis un documentaire, En attendant Salah Eddine. Son premier film de fiction, La Soif, a remporté le prix Fipresci de la Semaine de la Critique à Cannes 2004.

Le film, a été sélectionné pour la compétition officielle au Festival du Film de Locarno édition 2011. Il était en lice pour le Léopard d’Or, le Prix spécial du jury, le Prix spécial du jury international, le Prix de la mise en scène et pour une Mention spéciale dans la catégorie Compétition internationale. Le film a également été présenté au Festival international du film de Toronto.

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