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« La règle du jeu » témoin d’une époque à l’antisémitisme latent


La règle du jeu, le chef d’oeuvre de Jean Renoir, ressort sur les écrans français en version restaurée

Régulièrement placé dans les listes des plus grands films de l’histoire du cinéma, le film a été pensé, comme un « drame gai », selon les propres termes de son réalisateur.
C’est aussi le reflet de l’esprit d’une époque où l’antisémitisme et le racisme sont latents. Dans le film par exemple, les domestiques du château insistent sur le fait que « La mère de La Chesnaye avait un père qui s’appelait Rosenthal et qui arrivait tout droit de Francfort ».

À d’autres moments, on y parle « des histoires de nègres » ou encore il est question de « parasites ».

On y retrouve surtout Marcel Dalio ( qui a joué le prisonnier juif Rosenthal de La grande illusion ). Il interprétait à l’époque tous les personnages de juifs et métèques. Dans La règle du jeu, il est choisi par Renoir pour interpréter un marquis à la française; un choix qui, à l’époque, n’a pas manqué de susciter une forte émotion dans une partie de la population et de la critique qui s’émouvaient « d’oser montrer pour la première fois un juif sympathique ».

Jamais peut-être l’étrangeté du juif n’avait été aussi fortement, aussi brutalement montrée…

L’histoire : Le marquis de la Chesnaye organise une partie de chasse sur son domaine de Sologne. Une pléiade d’invités arrive au château, dont André Jurieu, héros national depuis sa traversée de l’Atlantique en vingt-trois heures. Un exploit réalisé pour les beaux yeux de la marquise Christine La Chesnaye, en vain. Dans une société où nobles et domestiques sont soumis à la règle des conventions, Jurieu, par cet amour, bouleverse le jeu.

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