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Jewish connection, à voir ou revoir.


Après avoir incarné Mark Zuckerberg dans The Social network, Jesse Eisenberg hérite encore d’un personnage ambigu, misant sur le contraste entre son physique juvénile et l’intensité de son jeu,dans Jewish connection. Sortie en DVD

Histoire:
A la fin des années 90, un million de pilules d’ecstasy ont été acheminées d’Amsterdam à New York par des Juifs orthodoxes recrutés à leur insu. Sam Gold, 20 ans, est l’un d’entre eux. Refusant la voie stricte et balisée que sa famille lui a déjà tracée, il accepte sans hésiter quand son voisin Yosef lui propose de faire passer des « médicaments » contre rémunération. Mais Sam comprend vite la vraie nature du trafic et se laisse happer par le gain de l’argent facile, embarquer dans la spirale des nuits sans fin de Manhattan à Amsterdam et envoûter par Rachel, la petite amie de son patron. Devenu l’un des dealers les plus en vue de Brooklyn mais renié par son père et sa communauté, Sam est rattrapé par la culpabilité. Déchiré par sa double vie, il va prendre une décision qui risque de tout faire échouer et pourrait lui être fatale.

Réalisé par : Kevin Asch

Avec : Jesse Eisenberg, Justin Bartha, Danny A. Abeckaser, Ari Graynor, Jason Fuchs, Q-Tip, Bern Cohen, Mark Ivanir, Charlie Hewson, Elizabeth Marvel.

Genre : Comédie, Drame,
Pays :USA
Durée :1h29
Titre original :Holy Rollers

Site(s) Officiel(s)
USA: http://holyrollersfilm.com/

jewishconnectionjesseaeroport

Jewish connection, et le premier film de Kevin Asch.

Il s’inspire d’un fait divers réel. En 2000, la police néerlandaise a bel et bien démantelé un réseau de trafiquants de drogues opérant entre New-York et Amsterdam et utilisant comme passeurs des jeunes gens recrutés dans la communauté juive ultra-orthodoxe de Williamsburg, souvent ignorants de la marchandise qu’ils transportaient. On estime que cette petite combine a permis, au cours des années 1990, de faire entrer des millions de pilules d’ecstasy sur le sol américain.

Cependant, ce n’est pas cet aspect criminel qui a intéressé le cinéaste. Avec son scénariste, Antonio Macia, il a jugé plus intéressant de se focaliser sur le personnage de Sam.
Son histoire est un beau récit initiatique, celui d’une émancipation payée au prix fort. Ce qui est saisissant, ici, c’est le fort contraste entre le milieu dans lequel évoluait jusqu’alors le jeune homme, une communauté très pieuse, vivant un peu repliée sur elle-même, et appliquant un code moral très strict et celui qu’il découvre, voyages, fêtes nocturnes, sexualité débridée, drogues et alcool. Difficile de trouver un plus grand écart qu’entre ces deux univers… Pourtant, Sam doit trouver sa place, quelque part entre ces deux mondes, entre la voie toute tracée (et peu propice à la rigolade) que la communauté a choisie à sa place et la liberté (trompeuse) qu’offre son activité criminelle.

Jewish connection

Jesse Eisenberg, crédible et attachant, on comprend parfaitement les dilemmes moraux qui secouent le personnage, ses frustrations, ses doutes, son besoin de transgression des lois établies, opposées à une foi certes vacillante, mais encore très vivace.

Le film a obtenu le prix de la révélation Cartier lors du dernier festival du film américain de Deauville et a été retenu en compétition à Sundance en 2010.

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