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De la Provence au monde


Darius Milhaud, portrait d’un des grands compositeurs les plus originaux du XXe siècle, a composé une oeuvre riche de 443 opus. Initiateur de la polytonalité, figure de proue du Groupe des Six, il participe au renouveau de la musique française. Darius Milhaud et sa musique, de la Provence au monde. Sortie en DVD

Histoire :

Il a travaillé avec des écrivains célèbres : Paul Claudel, Jean Cocteau, Blaise Cendrars, André Gide, et de grands peintres, tels Fernand Léger, André Masson, Pablo Picasso et George Braque. Ses compositions témoignent de la diversité de sa force créatrice. Le film nous emmène de sa Provence natale à Paris, de Rio de Janeiro aux Etats,Unis, en Israël et Jérusalem à la découverte d’un homme de l’universel et du dialogue entre les cultures.

Réalisé par : Céline Clairval Milhaud

Durée : 1h
Bonus vidéo
DVD 1 :
Madeleine Milhaud raconte (20’)
Les Milhaud et le Logis du Bras d’Or (15’)
DVD 2 :
Darius Milhaud et le Brésil (20’)
La cheminée du Roi René, par le quintette à vent de l’Orchestre Philharmonique de Berlin (15’)
Premier quatuor à cordes (20’)
18ème quatuor à cordes (28’)

Darius Milhaud est né le 4 septembre 1892, à Marseille. Il est issu de l’une des plus vieilles familles juives de Provence, originaire du Comtat Venaissin. Cette région du Vaucluse abrite depuis des siècles de nombreuses familles juives, dont la famille Milhaud, particulièrement reconnue pour avoir engendré Joseph Milhaud, fondateur en 1840 de la synagogue d’Aix-en-Provence. Parmi les membres de sa famille, on compte également José de Bérys, Francine Bloch (qui l’invitera, en 1961, à devenir le premier président de la Société des amis de la Phonothèque nationale de France et établira sa phonographie), Marcel Dassault et Pierre Vidal-Naquet.

Darius Milhaud est l’unique fils d’un négociant en amandes et d’une mère née à Marseille. Ses parents sont musiciens amateurs. Son père fonde la Société Musicale d’Aix-en-Provence, et sa mère connaît bien les chants religieux. Darius montre des dons précoces, tout d’abord pour le violon et la composition. A 17 ans, en 1909, il va à Paris pour étudier au Conservatoire de Paris, jusqu’en 1915.

Atteint de rhumatismes, Darius Milhaud est réformé. Il compose dans ces années des musiques de scène, notamment sur la trilogie Orestie d’Eschyle, traduite par Claudel. Il recourt alors à la polytonalité, ce qui devra rester comme l’une des caractéristiques principales de sa musique. Cette amitié entre les deux artistes évolue dans le sens d’une collaboration : Claudel, nommé ministre plénipotentiaire à Rio de Janeiro, propose à Milhaud de devenir son secrétaire. Milhaud accepte. Il s’enthousiasme alors pour les musiques sud-américaines, qu’il insère dans les ballets L’Homme et son désir (1918-1921) et Le Bœuf sur le toit (1919-1920), ainsi que dans la suite de danses Saudades do Brasil (1920-1921).

Il officie en tant que chef d’orchestre, critique musical, ou même conférencier, et voyage abondamment, notamment à Londres en 1920, et aux États-Unis en 1922, où il découvre les rythmes du jazz qui vont profondément l’influencer pour son ballet La Création du monde (1923). Il continue à écrire plusieurs opéras sur des livrets de ses amis : Le Pauvre Matelot en 1926 sur un texte de Cocteau, et Christophe Colomb en 1930 sur un texte de Claudel. Il s’intéresse également au cinéma et compose pour le cinéma. Toutefois, ses compositions jouissent d’un succès mitigé, et son opéra Maximilien (1932) est accueilli fraîchement à l’Opéra Garnier. Parallèlement, sa vie sentimentale est comblée par son mariage avec Madeleine, une cousine actrice. Ensemble, ils ont un fils, Daniel, né en 1930.

Sa production reste prolifique jusqu’au début de la Seconde Guerre mondiale, date à laquelle il doit fuir la France occupée, cumulant « l’inscription sur deux listes de proscription : comme juif et comme compositeur d’art dégénéré ». En 1940, il part pour les États-Unis, où le chef d’orchestre Pierre Monteux l’aide à trouver un poste de professeur de composition au Mills College d’Oakland (Californie). Milhaud y aura notamment comme élèves le pianiste de jazz Dave Brubeck, le compositeur de variétés Burt Bacharach, et les fondateurs du minimalisme américain Steve Reich et Philip Glass.

Sa carrière est couronnée en 1971 par un fauteuil à l’Académie des Beaux-Arts. Il s’éteint le 22 juin 1974 à Genève, à l’âge de 81 ans. Selon ses souhaits, il est enterré à Aix-en-Provence. Sa femme, Madeleine Milhaud, lui survivra plus de trente ans. Elle est décédée le 17 janvier 2008, dans sa 106e année, et est enterrée aux côtés de son mari, à Aix-en-Provence.

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