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C’est l’histoire d’un homme, d’une oeuvre, d’une génération


En 1955, un poète non encore publié, Allen Ginsberg, donne lecture de son poème en 4 actes, Howl, dans une petite salle..

Histoire :

Le 7 octobre 1955, Allen Ginsberg donne la première lecture publique de son poème Howl à la Six Gallery, un ancien atelier de carrosserie de San Francisco, qui allait bientôt devenir le lieu de rendez-vous de la Beat Generation. L’auditoire, qui compte dans ses rangs Jack Kerouac, de qui Ginsberg a été longtemps amoureux, est bouleversé par les propos de l’oeuvre évoquant le besoin de libération de toute une génération. Dans la petite foule est aussi présent l’éditeur Lawrence Ferlinghetti, qui offre à Ginsberg de publier son oeuvre qui traite de sexe, de drogue et d’homosexualité. Deux ans plus tard, l’éditeur se retrouve au coeur d’un procès pour obscénité, qui marquera un tournant décisif en matière de droit à la liberté d’expression aux États-Unis.

Realisé par : Rob Epstein, Jeffrey Friedman
Avec : James Franco, Jon Prescott, Aaron Tveit
Genre : Biopic, Drame
Nationalité : Américain
Durée :  1h24mn

Dans Howl, le récit est volontairement éclaté en quatre fils parallèles: la première lecture du poème en question, en 1955, tout de noir et blanc, une interview reconstituée du poète concerné, Allen Ginsberg, face caméra, sur le mode confessions intimes, une illustration animée du poème lui-même, en 3D et animation traditionnelle, ainsi qu’un ensemble d’interrogatoires proprement ahurissants, lors du procès de 1957 contre l’éditeur, pour obscénité.

Les réalisateurs de The celluloïd closet délaissent donc partiellement le documentaire pour nous offrir un plaidoyer pour la franchise, l’honnêteté envers soi-même et les autres. S’ils en profitent au passage pour évoquer la ville tentaculaire, le système en opposition à l’expression, et la volonté de contrôle de la part des bien-pensants, ce n’est que pour le plaisir d’un spectateur conquis, qui vibre à l’unisson de cet homme enfin libre, incarné par un James Franco désarmant de naturel introverti.

Mais en ces périodes de retour en force des courants moralisateurs et bien-pensants, le film revêt également un aspect militant, pour le choix de sa sexualité bien entendu, mais aussi pour la liberté d’expression et de vocabulaire. Les scènes de procès sont un vrai régal, chacun des témoin se ridiculisant à son tour face au bon sens et à la moindre réflexion sur la logique créative. Effet d’autant plus fort que ce sont des acteurs de renom qui se prêtent au jeu de l’expert déviant.

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