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Belle du seigneur


Belle du Seigneur est avant tout une oeuvre majeure de la littérature française. 845 pages sorties de l’imagination d‘Albert Cohen. Le livre a reçu en 1968 le Grand Prix de l’Académie française. Traduit dans 13 langues, il s’est vendu à plus d’un million d’exemplaires. C’est aussi  le film d’une vie, celle de son réalisateur Glenio Bonder. Son histoire d’amour avec le roman d’Albert Cohen commence au milieu des années 1980, alors qu’il est diplomate pour le gouvernement brésilien. Adapter l’oeuvre de Cohen au cinéma est rapidement devenu une obsession pour celui qui a déjà réalisé des courts métrages, des documentaires et des publicités pour de grandes marques.

Histoire :

En 1935-1936, en pleine montée du nazisme, le séduisant Solal, qui officie à la SDN à Genève, décide de séduire la belle Ariane, aristocrate protestante et épouse de son subalterne Adrien. Celle-ci ne tarde pas à succomber au charme du jeune homme. Mais leur passion est très vite mise à mal : Solal est hanté par l’amour absolu ; Ariane, elle, est portée par un amour qu’elle cherche à partager au quotidien. Ces désirs contradictoires entraîneront les deux amants vers une destinée tragique.
Réalisé par : Glenio Bonder
Avec : Jonathan Rhys Meyers, Natalia Vodianova, Marianne Faithfull
Durée : 1h44

Indiscrétions Judaiciné :

Glenio Bonder écrit un scénario de 120 pages, mais des difficultés ne tardent pas à apparaitre : l’acquisition des droits et la recherche de financement piétine, poussant ainsi le cinéaste à attendre jusqu’en 2010 pour débuter le tournage. Atteint d’une maladie du sang, Bonder doit subir une greffe de moelle osseuse. Pourtant, il n’arrête pas son projet.

En 2011, le film entre en post-production. Le metteur en scène, fatigué, est hospitalisé pour se faire opérer. Le 10 novembre de la même année, il décède à l’âge de 55 ans, et ne verra pas la version finale du film qui lui a demandé près de vingt-cinq années d’efforts.
Gabriel Yared, qui a composé la musique de Belle du Seigneur, a commencé à travailler sur le projet comme à son habitude, c’est-à-dire sans aucune image. Il évoque ses difficultés sur ce film :

La musique originale de Belle du Seigneur ne ressemble à rien de ce que j’ai fait auparavant. Elle ne sourit jamais, elle est ténébreuse, ne se « lâche » pas. C’est un mélange de tension et de pudeur qui ne coulait pas de source pour moi.

Les  deux interprètent Natalia Vodianova et Jonathan Rhys Meyers respectivement Ariane et Solal, les deux amants de Belle du Seigneur, ont eu une relation assez inhabituelle sur un plateau de tournage :

Nous ne nous rencontrions que pendant les prises, sans se voir ni se parler avant. Du coup, notre première rencontre a été intense et imprévisible, à l’image de ce que vivaient nos personnages. J’étais convaincue que discuter ou devenir amie avec Jonathan nuirait au potentiel dramatique de l’histoire. Nous avons pris le temps de nous découvrir après la fin du tournage », raconte l’actrice. « Étant donné le temps très court dont nous disposions pour le tournage, Jonathan et moi étions obligés de rester très spontanés. Quand on n’a que deux prises pour réussir, on doit se faire confiance, on n’a pas le temps de douter ou d’être incertains, poursuit-elle.

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