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Amos Gitaï continue à explorer l’histoire familiale


Avec son nouveau film Lullaby to My Father, le cinéaste israélien Amos Gitaï revient à nouveau sur la biographie de son père architecte, Munio Weinraub.

Le Palais de Tokyo de Paris avait accueilli en février 2011 l’exposition «Traces» sur le même sujet. Il a aussi raconté le parcours de sa mère, Efratia, dans Carmel (2009) à travers des extraits d’une correspondance qu’elle avait eue avec sa fille alors âgée de 3 ans.

Le film entrelace événements historiques et souvenirs intimes. J’observe la façon dont l’architecture représente les transformations de la société et ceux qui donnent forme à cette architecture. Nous suivons le parcours de Munio, mon père, né en 1909 en Silésie, en Pologne, fils d’un métayer d’un junker prussien. À l’âge de 18 ans, Munio part à Berlin et à Dessau pour aller rencontrer Walter Gropius, Kandinsky et Paul Klee au Bauhaus. En 1933, le Bauhaus est fermé par les nazis, qui accusent Munio de trahison envers le peuple allemand. Munio est emprisonné, puis expulsé à Bâle. Il part pour la Palestine. À son arrivée à Haïfa, il entame une carrière d’architecte et il adapte les principes européens modernistes au Moyen-Orient.

 

Avec ce film, l’actrice Yaël Abecassis retrouve Amos Gitaï après Kadosh(1999) et Alila (2003).
Lullaby to My Father a été présenté à la Mostra de Venise en 2012.

Lullaby to My Father

Réalisé par Amos Gitaï
Avec Jeanne Moreau, Yaël Abecassis, Hanna Schygulla, Amos Gitaï, Ran Danker,
Genre : Docu-fiction
Nationalité : Français , suisse , israélien

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